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Pourquoi se faire opérer ?

Se passer de lunettes ou de lentilles, cela a déjà été le choix de plus de 20 millions de patients dans le monde. Quel que soit le type de trouble visuel, les myopes, hypermétropes, astigmates et presbytes peuvent avoir désormais leur vie changée.

La chirurgie réfractive est aujourd’hui une discipline ophtalmologique à part entière bien codifiée qui a bénéficié de l’essor récent des nouvelles technologies des lasers excimer et femtoseconde. Les bilans opératoires sont aussi très précis et les outils technologiques de pointe sont adaptés et spécifiques.

Aujourd’hui les résultats post opératoires sont excellents et la prédictibilité est constante. Les nouvelles techniques font l’objet de reconnaissance et de validation par toutes les sociétés savantes.

La chirurgie réfractive est une chirurgie fonctionnelle qui permet de récupérer une autonomie de vision indépendante d’une correction optique dans les activités de la vie quotidienne. Les motivations opératoires sont nombreuses et différentes pour chacun des patients.

Le but est toujours le même, celui d’une liberté dans la vision, au service d’une activité sportive, d’une activité professionnelle, de tâches quotidiennes, ou simplement pour une meilleure confiance en soi et la possibilité d’une vie plus libre.

On a l’habitude de dire que l’opération peut alors changer le cours de sa vie.

Au cours du bilan pré-opératoire, le chirurgien va cerner avec vous vos attentes et besoins et va vous proposer la meilleure solution thérapeutique possible en intégrant l’ensemble des résultats des examens pratiqués.

Pour être opérable, il faut être majeur, avoir une correction  optique stabilisée et ne pas présenter de contre-indications ophtalmologiques (kératocône, cornée trop fine, maladie intercurrentes comme la cataracte, le glaucome avéré,…) ou générales (en particulier maladies inflammatoires générales pouvant toucher la cornée, telle la polyarthrite rhumatoïde), et avoir une correction accessible au laser.

Les femmes enceintes ou en cours d’allaitement ne sont pas éligibles à un traitement sur cette période.

Bilan pré-opératoire

Buts

Un bilan opératoire est indispensable pour confirmer que votre trouble est opérable,

- en vérifiant l'absence de toutes contre-indications générales ou ophtalmologiques
- en effectuant des mesures très précises de votre correction
- en analysant conjointement avec vous quel sera le type de solution chirurgicale la plus adaptée en adéquation avec vos troubles réfractifs et avec votre attente.

Examen clinique

Votre chirurgien ophtalmologiste et son équipe d’orthoptistes vont effectuer un bilan clinique et paraclinique le plus exhaustif possible qui permettra de vous proposer à l’issue, la solution la plus adaptée à votre situation et à votre demande.

Une mesure très précise de nombreux paramètres est nécessaire. La détermination de la correction pourra souvent nécessiter différentes vérifications notamment après dilatation momentanée de la pupille par collyres cycloplégiques.

Les porteurs de lentilles devront cesser le port de lentilles pendant la semaine précédent le bilan afin que l’analyse de leur œil se fasse dans les meilleures conditions.

La mesure de l’épaisseur cornéenne ou pachymétrie est un temps essentiel de l’examen. En effet une cornée trop fine pourra contre indiquer une chirurgie de type femtolasik et orienter vers un traitement différent alternatif. La mesure pachymétrique peut être ultrasonore ou optique avec des appareils différents.

De nombreux examens indolores et technologiquement sophistiqués vont compléter l’analyse de l’examen clinique réalisé à la lampe à fente.

Enfin, une délivrance de l’information nécessaire à la prise de décision par le patient et notamment sur les risques complètera ce bilan.

Sur le plan administratif deux documents vous seront remis en fin de consultation :

  • un devis d’intervention que vous pourrez adresser à votre mutuelle,
  • une déclaration de consentement éclairé qui devra être signé avant l’intervention.

Topographie cornéenne

La topographie cornéenne est un élément clé du bilan opératoire. Cet examen est indispensable pour appréhender l’anatomie précise et la forme exacte de votre cornée qui va recevoir le traitement laser. Des représentions sous forme de cartes en couleur vous permettront de comprendre facilement les interprétations données par votre chirurgien.

Topographie cornéenne spéculaire :
Pour résumer le principe d’examen, l'analyse est basée sur la projection d'anneaux lumineux concentriques sur la cornée qui permettent de mesurer les rayons de courbure de la cornée.
Le but de l’examen est de connaître les puissances exactes des rayons de courbure, de vérifier leur régularité ou symétrie et d’éliminer la possibilité d'une pathologie sous jacente infraclinique de type kératocône.

Topographie cornéenne d’élévation : Pentacam* Orbscan*
Basé sur le principe de caméra de Scheimpflug avec balayage par fente lumineuse rotative, ce topographe analyse les faces antérieures et postérieures de la cornée, les rayons de courbures, les coordonnées tridimensionnelles de chaque point et permet de connaître la pachymétrie cornéenne sans contact. Les représentations cartographiques précises et l’analyse précise de l’évaluation de nombreux indices sont là aussi un complément diagnostic majeur dans le dépistage des anomalies cornéennes préopératoires.
En effet certaines maladies, totalement asymptomatique dans leur phase débutante comme le kératocône par exemple, représentent une contre-indication aux chirurgies par LASIK. À terme, la cornée présenterait dans ces cas un risque de modification asymétrique dans sa forme avec apparition d’une ectasie et modification de la réfraction préjudiciable pour la vision.
Enfin, ce type d’appareil permet aussi une analyse de type « scanner » du segment antérieur de l’œil avec visualisation des structures anatomiques, cornée, angle iridocornéen, iris, cristallin donnant des renseignements complémentaires indispensables dans les chirurgies alternatives au traitement cornéen type femtolasik.

Autres examens

- L’aberrométrie :

Dans certains cas, un œil peut présenter trop d’aberrations optiques dites de hauts degrés et qui peuvent alors faire l’objet d’un traitement spécifique. À l’état normal, tout œil présente des anomalies de types aberrations de haut degré car elles confèrent à l’œil humain ses caractéristiques optiques propres, notamment une profondeur de champ spécifique. Cependant si le degré d’aberrations lors de mesures à l’aberromètre est pathologique, une réduction de ces dernières peut être proposée concomitamment au traitement. Cette situation n’est cependant pas fréquente.

- L’analyse de la diffraction cristallinienne : OQAS2

Un examen complémentaire peut être proposé dans certains cas pour aider à confirmer la présence ou l’absence de troubles cristalliniens associés. L’Optical Quality Analyzing System permet d’appréhender à la fois les aberrations sphériques de haut degré et d’analyser la transparence des milieux oculaires.

- La biométrie optique : IOL MASTER 500

L’exhaustivité du bilan comporte avec cet examen une mesure non contact de la longueur axiale, de la profondeur de chambre antérieure de l’œil et de la kératométrie permettant ainsi et si besoin un calcul précis de la puissance cristallinienne substitutive exacte qui pourrait être nécessaire si une chirurgie alternative non cornéenne était proposée.

- L’analyse par Optical Coherence Tomography :

L’OCT spectral domain est un examen ultra précis qui donne des informations capitales sur l’état anatomique du nerf optique et de la rétine et qu’il est nécessaire de vérifier ou de quantifier dans certaines indications de chirurgie réfractive pour s’assurer de l’absence de toute pathologie préalable préjudiciable à un résultat fonctionnel post chirurgical optimal.

Conseils pratiques

Avant la visite pour le bilan initial préopératoire

Il est conseillé de suspendre le port de lentilles de contact une semaine avant le rendez vous de consultation si vous portez des lentilles souples et une dizaine de jours avant dans le cas de lentilles flexibles. Cela permet une plus grande précision lors des examens topographiques qui seront effectués.

De même si vous habitez loin ou si vous vous déplacez en voiture, se faire accompagner peut être nécessaire pour faciliter et sécuriser votre retour si vos pupilles ont été dilatées lors de l’examen.

Le jour de l’intervention

Vous serez accueillis dans le centre où l’on pourra répondre à vos dernières questions si nécessaire.
Vous serez ensuite conduits dans le sas du bloc opératoire et habillés avec une surblouse, des couvres chaussures et un calot afin de respecter des règles évidentes d’aseptie avant de pénétrer dans salle opératoire dédiée classée ISO 5.

L’anesthésie de vos yeux se fait très rapidement et simplement par l’instillation de quelques gouttes d’un collyre spécial.

Le laser femtoseconde comme le laser excimer seront pratiqués alors que vous serez confortablement allongés.

Durée d’intervention

Pour un traitement de type PKR, l’intervention bilatérale dure une dizaine de minutes. La délivrance du traitement laser elle-même ne prend que quelques secondes, le reste du temps est consacré à votre installation, à la préparation du champ opératoire et des conditions de délivrance du laser. L’intervention se termine par l’instillation de collyres antibiotiques et anti-inflammatoires et par la mise en place de lentilles de contact thérapeutiques pendant 72 heures. Le traitement est indolore.

Pour une chirurgie de femtolasik bilatéral, la durée est d’environ une vingtaine de minutes. Le premier temps consiste en une prédécoupe du volet cornéen et comporte seulement 15 secondes de laser par œil mais une installation rigoureuse et une préparation minutieuse prennent moins d’une dizaine de minutes ; le second temps de l’opération consiste ensuite à soulever le capot dans des conditions d’aseptie optimales et de réaliser le laser excimer ablatif. L’intervention se termine par la remise en place et le lissage du capot puis par l’instillation de collyres antibiotiques et anti-inflammatoires.
Le traitement est indolore. Une sensation de pression sur l’œil est normale lors de la mise en place des conditions de délivrance du laser femto seconde ; le blanc de l’œil peut être rouge en fin d’intervention.

Des lunettes teintées de protection vous sont offertes à votre sortie.

Coopération

Vous serez bien entendu conscients pendant l’intervention et nous vous demanderons de regarder des petites lumières, dites mires de fixation, et qui nous aident à vérifier le bon centrage de votre traitement.

Précautions post opératoires :

Il est capital de ne pas se frotter les yeux après l’opération par femtolasik et les jours suivants car un risque de déplacement du capot serait préjudiciable au résultat.
L’instillation de collyres est nécessaire les premiers jours, anti-inflammatoires, antibiotiques, larmes artificielles.
Les traumatismes oculaires doivent être exclus sous peine de risque de déplacement du capot de lasik (sports collectifs, sports de combat…)
Le maquillage sera repris avec précautions les semaines suivantes.
La plongée et les bains en piscine sont déconseillés pendant 4 à 6 semaines.

Récupération visuelle

  • Pour une chirurgie femtolasik :

Selon l’importance de votre défaut visuel initial la récupération visuelle est plus ou moins rapide mais en général, elle se fait en quelques heures.
Dès le lendemain votre acuité vous permet dans la plupart du temps une reprise de la conduite automobile.

  • Pour une chirurgie de PKR

Selon l’importance de votre défaut initial, la vision est floue plusieurs jours, s’améliore progressivement, les douleurs cessent à 48 heures et la reprise de la conduite peut être envisagée dès que la vision est suffisante après 4 à 6 jours environ.

Désagréments oculaires

  • Pour une chirurgie femtolasik :

Les suites opératoires sont très simples en général ; une rougeur conjonctivale est banale et liée à la pression mécanique du système d’aplanation du laser femtoseconde et qui a été maintenu sur votre œil par une succion.
L’impression de « sable » dans l’œil ou de « corps » étranger est fréquente les premières heures ainsi que la sensation d’avoir les yeux secs.

  • Pour une chirurgie de PKR :

Pendant les 48 premières heures la vision est très floue et les yeux sont douloureux. Une lentille thérapeutique, mise en place en fin d’intervention, diminue les douleurs et des antalgiques sont parfois nécessaires les premières heures. Les douleurs s’estompent avec la réepithélialisation de la cornée qui nécessite 48 à 72 heures. La vision reste floue, les lentilles sont otées au contrôle du troisième jour et l’acuité visuelle remonte alors progressivement.

Financement

Pourquoi un tel coût ?

Le coût d’une opération de chirurgie réfractive résulte de l’association d’un forfait technique, permettant de couvrir les différents frais du centre, et des honoraires du chirurgien.

Les coûts des lasers et des appareils de haute technologie de bilan et diagnostic est très élevé. Les maintenances et les « upgrades » permanents nécessaires et garants de leur précision et de leur fiabilité et de leur sécurité sont aussi particulièrement onéreux.

Les mutuelles prennent souvent en charge une partie plus ou moins importante du coût de l’opération. À cette fin, nous vous remettons un devis le jour de votre consultation.